Flag Football : Interview des Gones de Lyon

Voici le quatrième article d’une série d’interview des clubs influant de la zone sud (sans aucune hiérarchie dans l’ordre de publication). Ces publications permettent de mettre en lumière le travail des différentes sections flag au sein des clubs de la fédération. Nous retrouvons l’interview d’une équipe qui comporte de nombreux licenciés évoluant sur le championnat régional AURA depuis quelques années. Cette année avec l’évolution des championnats, ils sont donc visible sur le plan nationale (exception : 1 apparition en Coupe de France en 2015).

Présenter votre équipe de Flag (palmarès, expérience, …)

Nous sommes les Gones de Lyon. 49 licenciés en 2019. Deux équipes inscrites en championnat de France. Nous existons depuis 2010.

Palmarès : De mémoire, deux 3ème place en Championnat régional Rhône-Alpes/Auvergne Rhône-Alpes. Vainqueurs du Flagal’hoween, du Béni-Flag…

Au départ, c’est une bande de potes qui ont décidé de faire un sport atypique, dans une grande ville avec un esprit fun. Puis les potes des potes sont venus et des curieux. Ensuite on s’est mis à faire de la pub sur les réseaux sociaux et dans la ville pour arriver à 50 joueurs dont seulement deux équipées, record à battre.

On a entamé le virage compétition depuis 2 ans.

Le championnat de France de Flag change de formule cette année. Quels sont pour vous les avantages? Les inconvénients ?

 La centralisation, autour de la Fédération, ne me convainc pas plus que ça. Il me semble qu’on donne l’illusion d’un sport où « tout se vaut », ce qui n’est pas le cas. Le flag est un sport où les différences sont grandes et elles devraient mieux être prises en compte :

  • Des régions sont sur-représentées en flag, d’autres non (ex : AURA : 3 clubs officiels. 2 inscrits en championnat).
  • Les contrats d’objectifs sont unifiés. Mais comment peut-on donner le même contrat aux Gones : 55 licenciés séniors et aux Sailors 10 licenciés ?

La souplesse dans la première phase permet à des clubs de se rencontrer malgré des objectifs différents (ex : Centaures objectif D1/ Gones objectif D2/Sailors objectif loisir). Ensuite, le système de playoff unifié pour déterminer les places D1/D2 n’est pas mauvais si on définit un peu mieux le contrat d’objectif et le délai pour le satisfaire.

Durant la saison, deux formules existent. La première une coupe de France masculine et féminine se jouant en parallèle, la seconde un championnat mixte. Jouez-vous les deux compétitions, voyez-vous des intérêts ou objectifs différents?

On a joué les deux il y a 3 ans. Le souci pour les Gones et que nous avons un turn-over important. Environ 10/15 personnes chaque saison. Le mois de septembre est dédié au recrutement et à l’intégration. Donc, difficile de se préparer pour un événement sportif national. Déplacer la coupe  en novembre/décembre, avant la reprise du championnat national, aurait plus de sens selon moi.

Comment souhaitez-vous que le Flag français se développe? Quels moyens peut on utiliser?

La structuration des clubs est primordiale. Mais elle doit être faite en souplesse. Les contrats d’objectifs sont une bonne chose, s’ils s’adaptent à la réalité du terrain. Selon moi, un club de moins de 10 licenciés ne devrait pas avoir à faire de développement « jeune ». Car, à ce niveau de structuration, les efforts doivent être placés dans la pérennisation de l’équipe senior elle-même.  Un contrat d’objectif gradué et avec une date de réalisation plus claire serait mieux. Pour le reste (arbitre/féminines/délégués, le système actuel me parait cohérent).

Notre maigre expérience du national me conduit tout de même à dire que les clubs doivent accepter le changement. Je vois des flags non conformes, des uniformes non conformes. Pour être pris au sérieux, nous devons nous-même montrer notre sérieux.

Quels sont les points fort de votre collectif? les points faibles? Une Équipe réserve?

Pas d’équipe réserve mais un effectif de réserve de 20 joueurs.

Notre point fort, c’est la structuration et le nombre. 49 licenciés, 5 coachs. Les Gones sont une grosse machine dans laquelle le flag n’est pas un « petit truc ». On a une vraie structure, un vrai budget. Sur ce plan-là, j’ai même l’arrogance de dire que nous devrions servir d’exemple. Être dans une grande ville, comme Lyon, n’est pas la clé de notre succès, en termes d’effectifs. Et j’insiste souvent sur le fait qu’on a pas ou peu « d’équipés » dans notre équipe. C’est un travail constant, dans la ville, sur les réseaux, dans les manifestations sportives, etc…

Notre point faible : la gestion du nombre. Aujourd’hui, on a du mal à passer un palier parce qu’entre le 1er et le 50ème joueur, il y a un écart très important. On travaille à se structurer différemment pour mieux appréhender nos nouveaux désirs de compétition. A nous de relever notre propre défi d’avoir un club de flag qui se pérennise par lui-même, sans dépendre de la volonté de quelques personnes

Je tiens à remercier Pierre Rogers pour cet échange. A ce jour les Gones de Lyon sont qualifiés pour la finale nationale D2

Parcours championnat 2019:

  • 2eme et 3 eme de la poule régionale AURA
  • 4eme et 6eme de la phase inter-poule AURA/PACA
  • 2 eme et 4 eme des playoffs D2 une équipe qualifiée pour la finale nationale D2